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 -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_

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MessageSujet: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 6 Fév - 7:51

Hugo Victor, écrivain français. (26 février 1802-17 février 1885)
Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802. Fils d'un général de Napoléon, il suivit d'abord son père dans le hasard des expéditions et des campagnes, en Italie, en Espagne, où il fut page du roi Joseph et élève au séminaire des nobles de Madrid. Vers l'âge de onze ans, il vint s'établir avec sa mère, séparée à cette époque du général, à Paris, dans le quartier, presque désert alors, du Val-de-Grâce. C'est là qu'il grandit dans une liberté d'esprit et de lectures absolue, sous les yeux d'une mère extrêmement indulgente et assez insoucieuse à l'endroit de l'éducation. Il s'éleva tout seul, lut beaucoup, au hasard, s'éprit, dès quinze ans, à la fois de vers et de mathématiques, se préparant à l'École polytechnique et concourant aux Jeux floraux.

Couronné deux fois par cette société littéraire, nommé par elle maître ès jeux floraux en1820, distingué par l'Académie française en 1817, à l'âge de quinze ans, pour une pièce sur les Avantages de l'étude, s'essayant à une tragédie (Irtamène dont on trouve quelques fragments dans Littérature et Philosophie mêlees), il comprit que sa vocation était toute littéraire, abandonna les mathématiques, et lança en 1822 les Odes. Il obtint une pension de 2 000 francs de Louis XVIII, peut-être pour son livre, peut-être pour un trait de générosité dont le Roi fut touché ; il se maria (1822), et ne songea plus qu'à marcher sur les traces de Lamartine, qui était l'idole du jour.

Journaux (Le Conservateur littéraire), romans (Bug-Jargal, Han d'Islande), théâtre (Amy Robsart avec Ancelot, à l'Odéon, chute), vers (Ballades et nouveaux recueils d'Odes) l'occupent jusqu'en 1827. A cette date, il donne Cromwell, grand drame en vers (non joué), avec une préface qui est un manifeste. En 1828 il écrit Marion de Lorme, drame en vers, qui est interdit par la censure, en 1829 les Orientales, en 1830 Hernani, joué à la Comédie française, acclamé par la jeunesse littéraire du temps, peu goûté du public.

La Révolution de 1830 donne la liberté à Marion de Lorme, qui est jouée à la Porte Saint-Martin avec un assez grand succès.

Dès lors Victor Hugo se multiplie en créations. Les recueils de vers et les drames se succèdent rapidement. En librairie, c'est Notre-Dame de Paris, roman (1831), Littérature et philosophie mêlées (1834), Feuilles d'automne, poésies (1831), Chants du crépuscule, poésies (1835), Voix intérieures, poésies (1837), Rayons et Ombres, poésies (1840), Le Rhin, impressions de voyage (1842). – Au théâtre, c'est Le Roi s'amuse, en vers (1839), représenté une fois, puis interdit sous prétexte d'allusion politique, Lucrèce Borgia, en prose (1833), Marie Tudor, en prose (1833), Angelo, en prose (1835), Ruy Blas, en vers (1838), les Burgraves, en vers (1843).

En 1841 il avait été élu de l'Académie française, après un premier échec. En 1845 il fut nommé pair de France. En 1848 il fut élu député de Paris à l'Assemblée Constituante, fonda le journal l'Evénement pour préparer sa candidature à la Présidence de la République, et devint un personnage politique. A la Constituante, il siégea parmi la droite et vota ordinairement avec elle.
Peu soutenu dans sa candidature à la Présidence, mais réélu député de Paris, il siégea à gauche à l'Assemblée législative, se marqua énergiquement comme anti-clérical (Loi sur l'enseignement) et inclina peu à peu vers le groupe socialiste.
Au 2 décembre 1851 il se mêla au mouvement de résistance, et dut prendre la route de l'exil.

Il se retira en Belgique, puis à Jersey, puis à Guernesey, refusa de bénéficier des amnisties, et ne rentra en France qu'en 1870. Pendant son séjour à l'étranger, il publia Napoléon le Petit, et écrivit l'Histoire d'un crime, pamphlets politiques en prose, Les Châtiments (1853), satires en vers contre les hommes de l'Empire, Les Contemplations, poésies (1856), la première Légende des Siècles (1859), Les Misérables, roman (1862), William Shakespeare, étude critique (1864), Les Travailleurs de la mer, roman (1866), Les Chansons des rues et des bois, poésies (1865), etc.

Revenu à Paris sous la troisième république, il vit le siège de 1870 et la guerre civile de 1871, qui lui inspirèrent l'Année terrible, poésies (1872). il donna encore la deuxième Légendes des Siècles, poésies (1877), l'Art d'être Grand-Père, poésies (1877), la troisième Légende des Siècles, poésies (1881), les Quatre vents de l'esprit, poésies (1882).
Il avait été nommé sénateur par le collège électoral de Paris en 1876. Il parla peu. Il vota constamment avec la gauche. Ses opinions politiques d'alors étaient représentées par le journal Le Rappel, fondé vers la fin de l'Empire par ses parents et alliés.

Il mourut le 22 mai 1885, « dans la saison des roses », comme il l'avait prédit quinze années auparavant, à l'âge de 83 ans, comme Goethe. Son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau. Il a laissé une grande quantité d'œuvres inédites qui paraîtront successivement. En 1886 on en a donné deux, le Théâtre en Liberté, et la Fin de Satan, qui n'ont rien ôté à sa gloire.
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Quelques unes de ses œuvres :

Poésies :


« Odes » 1822

« Les feuilles d’automne » 1831

« Les chants du crépuscule »1835

« Les voix intérieures »1837

« Châtiments »1853

théâtre :

« Le roi s’amuse »1832

« Marie Tudor »1833

« Ruy Blas »1838


Dernière édition par le Ven 16 Fév - 5:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 6 Fév - 8:52

Le dernier jour d'un condamné

Présentation du roman : Ce roman a été écrit par Victor HUGO en 1829, il est composé de 49 chapitres et il a 97 pages.Victor HUGO traite différents thèmes dans cette œuvre comme la liberté ou l’absence de liberté et la peine de mort à laquelle il s’opposait
Victor HUGO parlait ainsi de la guillotine : « L’infâme machine partira de France, nous y comptons, et s’il plaît à Dieu, elle partira en boitant, car nous tâcherons de lui porter de rudes coups. »
La peine de mort fut abolie seulement en 1981.
Hugo contre la peine de mort

« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ». (Paroles du 15 septembre 1848). En 1851, il l’a dénoncée en plein tribunal : « Cette vieille et inintelligente loi du talion(…) » je la combattrai de tous mes efforts comme écrivain, de tous mes actes de tous mes votes comme législateur, je le déclare devant cette victime de la peine de mort qui est là, qui nous regarde et qui nous entend ! ( il montre le Christ sur la croix ). Je le jure devant ce gibet où, il y a deux mille ans, pour l’éternel enseignement des générations, la loi humaine a cloué la loi divine ! » ( Paroles du 11 juin 1851 ).
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Ven 9 Fév - 10:05

PERSONNAGES

le condamné à mort :nous ne savons ni son nom ni ce qu’il a fait pour être condamné a mort. Il a très peur et il voudrait être sauvé par la grâce du roi, mais il sait que cela est impossible. Il semble s’être repenti pour ce qu’il a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne éducation (il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, chap. V ; second tome des voyages de Spallanzani dont il lit quelques pages à côté d’une jeune fille, chap.XXXIII). Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il n’aime pas la foule et il ne l’aimera jamais et lui-même n’a jamais aimé voir tuer un condamné à mort. Il aime sa fillette Marie et est très préoccupé pour son futur : chap. XXVI : "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon coeur."

les geôliers:quelqu’uns sont gentils avec le protagoniste ; d’autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d’autres qui le traitent comme un animal.

Sa fillette:Elle s’appelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. C’est une fillette qui a très envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son père est mort (c’est ce que lui a dit sa mère) : elle ne reconnaît plus son père qu’elle ne voit plus depuis plusieurs mois.

Sa femme et sa mère :Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l’on fait subir aux membres de la famille du condamné a mort : "J’admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu’ont-elles fait ? N’importe ; on les déshonore, on les ruine. C’est la justice." (chap.IX)

Le prêtre: Il est détaché dans ses rencontres avec le condamné. Selon le protagoniste, ce prêtre ne parle par avec son coeur, mais dit seulement de façon machinale ce qu’il dit habituellement avec les condamnés.

La foule :C’est la société (de Paris) qui veut voir tuer cet homme. Elle est très nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l’exécution de la peine capitale par la guillotine. On peut donc affirmer que de quelque manière la foule et le condamné sont proches l’une de l’autre au niveau moral.


CADRE SPATIO-TEMPOREL : L’histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Elle dure cinq semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud pour être guillotiné.
Chapitre I : « 5 semaines ».
Chapitre VIII : le narrateur dresse un calendrier approximatif du temps qu’il lui reste à vivre : il est déjà dans la dernière semaine.


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les personnages
le narrateur:c'est le héros de cett histoire il est condamné à la peine de mort à cause d'un crime qu'il a commis.il est d'une éducation raffinée.il est jeune et sain robuste de corps et d'esprit
marie:petite du narrateur âgée de trois ans.douce,rose,frêle,elle a de grands yeux noirs et de longs cheveux châtains.elle ne reconnaît pas son pére lorsqu'elle le revoit dans la prison et l'appelle MONSIER.
les magistarts:ils sont grotesques le narrateur les décrit de maniére caricaturale.
les gardes-chiourmes:
des geôlier sans instruction et sans éducation qui rudoient le narrateur et les autre prisonniers.
les spectateurs:
curieux, assoiffés d sang et acharnés contre le candamné.
la mére du narrateur:
une vieille femme âgée de soixante-quatre ans .
la femme du narrateur:
femme de mauvaise santé et d'esprit faible.
le prête:
bon et charitable,c'est un hommes qui n'éprouve pas de conpassion pour le narrateur .il le croit impie la promiscuité des criminels et e spectacle des exécution l'a rendu placide.
l'huissier:
un homme insensible qui vient annoncer au condamné le rejet de son pourvoir en cassation .il ne s'intéresse qu' à son tabac et aux nouvelles politiques sans importance la mort ne l'émuet pas.
le prisonnier de la conciergerie:
un homme de 55 ans qui a partagé la cellule du narrateur à la conciergerie,avent d'être transféré à Bicêtre.il est condamné à la peine capital qui doit avoir lieu dans 6 semaines.il est fils d'un ancien condamné à mort.
le sous-architecte:
un jeune homme qui est arrivé dans la cellule du condamné à la conciergerie a fin de prendre les mesures de la cellule .il est insensible et sarcastique.
le nouveau gendarme de la conciergerie:
c'est un gendarme aux yeux de boeuf au front déprimé qui remplace l'ancien gendarme bon.c'est un joueur invétéré qui demande au condamné de revenir aprés sa mort,lui rendre visite en vue de lui indique les numéros gagnants au jeu.
l'espagnole:
le premier amour du narrateur fille à la peau bruve,aux chaveux longs et aux yeux grands.le narrateur l'appelait affectueusement pepa.
le bourreau:grand,vieux,gras,il a la face rouge il est habillé d'une redingote il porte un chapeau.

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Dernière édition par le Mar 13 Fév - 5:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Ven 9 Fév - 14:46

pr + 2 detail et pr ceux qui n'ont pas le livre:

http://lettres.ac-rouen.fr/francais/dernier/dernier1.htm

Il y a deux manières de se rendre compte de l'existence de ce livre. Ou il y a eu, en effet, une liasse de papiers jaunes et inégaux sur lesquels on a trouvé, enregistrées une à une, les dernières pensées d'un misérable ; ou il s'est rencontré un homme, un rêveur occupé à observer la nature au profit de l'art, un philosophe, un poëte, que sais-je ? dont cette idée a été la fantaisie, qui l'a prise ou plutôt s'est laissé prendre par elle, et n'a pu s'en débarrasser qu'en la jetant dans un livre.
De ces deux explications, le lecteur choisira celle qu'il voudra.


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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Ven 9 Fév - 15:14

Résumer
Cette nouvelle est un plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort, un réquisitoire contre l'assassinat légal, un cri contre la barbarie, une prière pour la vie.

Hugo se lache complêtement dans ce récit. Il ne mâche pas ses mots, il parle crûment des sentiments de cet homme, les pensées qui lui viennent, ses regrets, ses remords, ses envies. Il cite également tous ceux qui sont au contact du condamné, les geôliers, les gendarmes, le personnel judiciaire (juge, avocats...). Tous sont montrés du doigt, tous sont mis en face de leurs responsabilités.

Cette nouvelle est suivie de deux autres, très courtes sur le même thème, la condamnation d'un homme bon parce qu'il a tué un homme mauvais. Et une histoire vraie, l'affaire Tapner, pour laquelle Hugo s'était engagé publiquement, pour éviter la pendaison d'un homme à Guernesey.

"Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D'abord, - parce qu'il importe de retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. - S'il ne s'agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. A quoi bon la mort ? vous objectez qu'on peut s'évader d'une prison ? faites mieux votre ronde. Si vous ne croyez pas à la solidité des barreaux de fer, comment osez-vous avoir des ménageries ?"

"Ce bon geôlier, avec son sourire bénin, ses paroles caressantes, son oeil qui flatte et qui espionne, ses grosses et larges mains, c'est la prison incarnée, c'est Bicêtre qui s'est fait homme. Tout est prison autour de moi ; je retrouve la prison sous toutes ses formes, sous la forme humaine comme sous la forme de grille ou de verrou. Ce mur, c'est de la prison en pierre, cette porte, c'est de la prison en bois, ces guichetiers, c'est de la prison en chair et en os. La prison est une espèce d'être horrible, complèt, indivisible, moitié maison, moitié homme. Je suis sa proie ; elle me couve, elle m'enlace de tous ses replis. Elle m'enferme dans ses murailles de granit, me cadenasse sous ses serrures de fer, et me surveille avec ses yeux de geôlier."
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 13 Fév - 5:46


le résumé :

Le livre est l'histoire d'un homme qui a été condamné a mort et, alors, il se propose d'écrire ce qu'il vit pendant ses dernières semaines de vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu'il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.

Cet homme nous dit tout ce qu'il fait quand il est en prison ; il devient aussi le spectateur de la scène horrible du ferrage des forçats. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillottine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent.

Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais.

Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir et il nous dit qu'il a été content parce qu'il a pu la voir, mais il n'est pas content parce qu'elle ne l'a pas reconnu. Il nous décrit quelque aspect de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus.

Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivée : "Quatre heures". Le livre est séparé en trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie qui sont elles-mêmes séparées en trois parties : Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; la Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; enfin l'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 13 Fév - 5:47

Résumé

Ce document comporte les résumés complets de chaque chapitre du livre "Le dernier jour d'un condamné". Au total, 49 résumés des différents chapitres sont donc présentés en une ou plusieurs lignes.

Extrait:

Chapitre 21

Un prêtre est entré dans le cachot puis un autre homme est venu et lui a lu une lettre disant que le procureur général refusait son pourvoi (demande de rejugement).

Chapitre 22

On l'emmène au Palais de justice en carrosse en attente de son exécution.

Chapitre 23

Arrivé au Palais de justice, on l'enferme dans une pièce en attente d'être exécuté, où il rencontrera un vieil homme qui a lui aussi été condamné à mort mais contrairement à lui, c'est le début de son séjour en prison. Cet inconnu lui raconte son histoire. Les deux hommes échangent leur manteau.

Chapitre 24

Il exprime sa colère envers l'autre homme qui lui aurait apparemment forcé à lui échanger son manteau ...

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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 13 Fév - 5:49

Condamné à mort !
Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !
Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu'on m'adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m'obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d'un couteau.
Je viens de m'éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n'est qu'un rêve ! – Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s'entrouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l'horrible réalité qui m'entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : – Condamné à mort !
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Jeu 15 Fév - 11:23


Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo (Français- 2e)

I. Dans quelle mesure peut-on dire que le titre, Le Dernier jour d'un condamné, est mensonger ?

Le titre est mensonger car l'histoire se déroule sur une période de six semaines qui comprend les événements passés durant le procès, à la prison et à la conciergerie.

II. Quels sont les trois lieux du récit ?

Les trois lieux du récit sont : le tribunal où se déroule le jugement. La prison où il séjourne la majeure partie du livre. La conciergerie où on lui donne les dernières recommandations.


III. A partir du moment où l'on vient annoncer au condamné que l'exécution aura lieu le jour même, combien d'heures lui restent t-il à vivre ?

A partir du moment où l'on vient annoncer au condamné qu'il va bientôt être exécuté, il ne lui reste que dix heures à vivre. Son exécution lui est annoncée à six heures du matin et il est amené sur l'échafaud à quatre heures de l'après-midi.

IV. Rétablissez l'emploi du temps précis du dernier jour du condamné : à 6h, 6h45, 7h30, 10h, 13h, 14h, 15h.

A six heures on lui annonce son exécution.
A six heures quarante-cinq le prêtre vient pour confesser le condamné.
A sept heures et demie le condamné est amené à la conciergerie.
A dix heures le condamné pense à sa petite-fille et ce qu'il adviendra d'elle lorsqu'il mourra.
A treize heures le condamné se recueille dans ses souvenirs.
A quatorze heures la petite fille du condamné est venue lui dire son dernier au-revoir mais elle ne se souvient plus de son père.
A quinze heures on effectue au condamné sa dernière toilette, il est ensuite amené place de Grève.

V. Victor Hugo a parsemé son texte d'indices permettant d'établir un portrait du narrateur.

Retrouvez-les : ses traits physiques, sa situation familiale, sa situation sociale.

Page 9 "mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies".
Page 16 "moi qui suis raffiné par l'éducation"
Page 18 "Ma jeunesse, ma docilité"
Page 23 "Je laisse une mère, je laisse une femme, je laisse un enfant. Une petite-fille de trois ans."
Page 24 "Vêtu d'un pantalon de toile et d'une veste de coutil."
Page 39 "Pas malade ! En effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie."
Page 85 "Qui me reconnaîtrait avec cette barbe, ces habits et cette pâleur ?" Page 95 "Des femmes m'ont plaint d'être si jeune"

VI. Deux scènes illustrent le fossé qui existe entre le narrateur et les condamnés habituels, lesquelles ?

Le chapitre 13 et le chapitre 22 nous renseignent sur les différences qu'il existe entre le narrateur et les autres détenus.

VII. Relisez le chapitre 48. Qu'en pensez vous ?

Quelle que soit votre opinion, vous l'argumenterez en adoptant d'abord votre point de vue de lecteur, puis celui de Victor Hugo.

Je pense que se chapitre était inutile car il ne nous renseigne en aucun point sur l'histoire du personnage ou sur le motif de son crime. Victor Hugo a, il me semble, écrit ce chapitre afin de montrer que le personnage présenté dans ce livre n'est autre qu'un homme inventé par ses propres soins. Il a voulu montrer ce que ressentent les condamné sans pour autant s'exposer à des représailles du gouvernement ou de la famille d'un ancien détenu.

VIII. Relisez attentivement le chapitre 13

a. comment le geôlier présente t-il le ferrage des forçats ?
Le geôlier présente le ferrage des forçats comme une fête, il pense que cela amusera le condamné.

b. quel rôle offre t-il au narrateur condamné ?
Le geôlier offre au narrateur la place du spectateur. On pourrait penser que le condamné est placé comme dans une loge.

c. toute la scène est construite comme une pièce de théâtre.
Retrouvez les éléments correspondants : à la salle de spectacle, à la scène ; aux trois coups. La salle de spectacle est en fait la prison, la scène est la cour de la prison, les trois coups sont remplacés par l'horloge qui sonne douze heures.

d. découpez ce chapitre en acte
(précisez l'action, les personnages, l'éclairage) : Acte 1, 2, 3, 4.

L'acte 1 débute lorsque la porte cochère s'ouvre est que les soldats en bleus arrive, et se termine lorsque les chaînes ont fini d'être dépliées .

L'acte 2 débute lors de l'entrée des forçats dans la cours, et se termine à la fin de la visite médicale.

L'acte 3 Débute lors de l'appel par ordre alphabétique, et se termine à la fin du ferrage.

L'acte 4 Débute lors de la danse des forçats, et se termine après le repas.

IX. Au chapitre 48, relevez toutes les marques dépréciatives pour qualifier la foule. Comment les justifier ?

Page 89 "l'horrible peuple qui aboie"
Page 91 "La foule hurlait plus haut au dehors"
Page 92 "Les mille têtes hurlantes du peuple entassées pêle-mêle."
Page 94 "A chaque pas qu'elle faisait, la foule se démolissait derrière elle."
Page 95 "Ces spectateurs avides et cruels ; cette foule où tous me connaissent et où je ne connais personne ; cette route pavée et murée de visages humains.".
"Je ne distinguais plus les cris de pitié des cris de joie, les rires des plaintes, les voix du bruit ."

Le narrateur trouve la foule insupportable car il voudrait pouvoir se recueillir.

X. Pourquoi peut-on dire que le chapitre 13 préfigure cet avant-dernier chapitre ?

Dans quelle mesure ce thème du spectacle sert-il l'argumentation de Victor Hugo dans ce récit ?
Le chapitre 13 préfigure le chapitre 48 d'une image imparfaite de ce qu'il va ce passer, car en fin du chapitre 13 on peut constater que le condamné est déjà apeuré par les autres détenus, il en est de même pour la foule au chapitre 48. Le thème du spectacle sert l'argumentation de Victor Hugo, car cela nous montre de quelle façon le condamné a peur des autres personnes du fait de son emprisonnement.
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MessageSujet: Peine de mort   Sam 17 Fév - 7:19


Peine de mort

http://www.youtube.com/watch?v=enNmhTCRLsQ
La peine de mort (ou peine capitale) est une sentence appliquée par le pouvoir judiciaire consistant à retirer légalement la vie à une personne ayant été reconnue coupable d’un crime tombant sous une qualification pénale passible de cette peine.
La peine de mort se distingue de l’élimination d’individus jugés indésirables (handicapés physiques ou mentaux…), ayant parfois été pratiquée ou suggérée sous le nom d’euthanasie. En effet, la peine de mort se conçoit comme un châtiment, tandis que l’euthanasie n’implique pas une telle notion.
Par ailleurs, le fait pour un policier ou toute autre personne de tuer en état de légitime défense un suspect ou un criminel ne constitue pas une application de la peine de mort. Il en est de même pour les morts causées par les opérations militaires, sauf dans des cas particuliers (procès militaires).
La peine de mort civile est aussi une forme de peine de mort, ôtant la personnalité juridique de la personne qui y est condamnée. Elle se retrouve donc juridiquement morte, alors qu’elle est vivante en réalité.
Histoire

La peine capitale a été appliquée dans presque toutes les civilisations à travers l'Histoire.réf. nécessaire
Suivant les conseils du criminologue Beccaria, le grand-duc Pierre-Léopold de Toscane (futur empereur germanique sous le nom de Léopold II) fut le premier souverain à abolir la peine de mort, en 1786.
Le Venezuela l’abolit en 1863, à la suite de la Guerre fédérale, sous la présidence de Juan Crisَstomo Falcَn, avec le Décret de Garanties [1]. Cette abolition sera inscrite dans la nouvelle Constitution de 1864 [2]. La République de Saint-Marin abolit la peine de mort pour tous les crimes en 1865, après l’avoir abolie pour les crimes de droit commun en 1843. Au Portugal, la peine de mort fut abolie en 1867 pour les droits communs et la dernière exécution date de 1849.
Au Canada la peine de mort est abolie officiellement depuis le 16 juillet 1976 pour tous les crimes sauf certains crimes commis par des militaires. Entre 1968 et 1976 la loi réservait la peine de mort aux meurtriers de policiers et de gardiens de prison. Dans les faits, aucune exécution n’a eu lieu depuis 1962. Pour les militaires canadiens, la peine de mort a été abolie officiellement en 1998 bien qu’aucun militaire n’ait été condamné à mort par un tribunal militaire et exécuté depuis la Seconde Guerre mondiale (une seule exécution). Enfin, la Cour Suprême du Canada a statué le 15 février 2001 qu’aucun accusé ne saurait être extradé à l’étranger sans que le Gouvernement du Canada n’obtienne des garanties que la peine de mort ne serait ni requise ni appliquée si cet accusé était extradé.
Depuis le début des années 1980, presque toutes les démocraties, comme la France ou l’Allemagne, ont aboli la peine de mort.
En France, le vote de l’abolition date du 18 septembre 1981 (Assemblée nationale en 2e lecture). La loi d’abolition a été promulguée le 9 octobre 1981. Après 3 exécutions à la fin des 5 ans de la présidence de Georges Pompidou, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, de 1974 à 1981, 3 exécutions capitales furent effectuées: celles de Christian Ranucci le 28 juillet 1976 et de Jérôme Carrein le 23 juin 1977 et finalement la dernière exécution capitale en France, celle de Hamida Djandoubi le 10 septembre 1977. Jacques Chirac, adversaire notoire de la peine capitale, a l’intention de conclure sa présidence en constitutionnalisant son abolition, démarche prévue pour janvier 2007 en première lecture à l’assemblée Nationale. Les Sénateurs et les députés devraient être réunis en congrès le 19 ou 26 février pour l’adoption de ce texte. A la constitution sera ajouté l’article 66-1 ainsi rédigé : "Nul ne peut être condamné à mort."
Aux ةtats-Unis, trente-huit des cinquante États fédérés et l’État fédéral lui-même ont repris cette pratique après une brève suspension dans les années 1970. Les ةtats-Unis sont l’une des rares démocraties avec le Japon et l’Inde à continuer à l’appliquer.
Hormis dans certains États américains - qui l’ont ainsi rétablie - la question de l’abolition a rarement fait l’objet de consultations référendaires. Dans la plupart des pays du monde, y compris les démocraties, l’opinion publique est plutôt favorable à la peine de mort, il faut cependant nuancer cette situation aux États-Unis. En effet, la plupart des États autorisant la peine de mort ne l’appliquent quasiment pas. Beaucoup d’entre eux ont aussi une peine à perpétuité, qui est réellement effectuée (contrairement aux peines à perpétuité comme en France et au Canada qui ne sont jamais accomplie entièrement). Seule une quinzaine d’États comme le Texas, la Virginie, la Floride ou la Californie l’appliquent régulièrement.
Le protocole numéro 6 de la Convention européenne des droits de l’homme interdit la peine de mort sauf en temps de guerre. Ce protocole a été signé par tous les membres du Conseil de l’Europe, sauf la Russie. Le protocole numéro 13 l’interdit en toutes circonstances, y compris en temps de guerre, mais de nombreux membres ne l’ont pas signé.
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mer 21 Fév - 14:49

le schéma narratif du récit
situation initial:le récit commence in medias res(c'est à dire au moment ou l'action est déjà engagée).l'auteur fait ellipse de la sitution initial a fin de dramatiser l'histoire et de mettre en exergue la question centrale du texte à savoir la contestation de la peine capitale mais on peut déduine à travers quelques analepses(retours en arriére) disséminées a travers le récit cette situation initiale :le personnage- narrateur vivait à l'aise en compagnie de sa famille (sa fille Marie,sa mére) jusqu'au un jour d'un crime qui a bouleversé sa vie.
élément perturbateur:le meurtre commis par le personnage-narrateur
pérpéties:le jugement ,l'emprisonnement ,la condamnation à la peine capital,recherche par le condamné d'une issue qui préserve sa vie.
dénouement:il n'ya pas de dénouement:l'auteur a clôt le récit juste avant l'exécution du coupable ce dernier garde jusqu'au dernier moment l'espoir d'une grâce miraculeuse qui le sauverait mais en même temps,les bourreaux s'appêtent à lui qouper la tête c'est un clausule (fin de récit) ouvert,qui laisse ou lecteure la liberté d'imaginer la suite ,et surtout de réflichir sur le probléme de la peine capital.
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MessageSujet: THÈMES :   Mer 21 Fév - 14:54

THÈMES :

- La peur : thème principal : tous les hommes savent qu'ils doivent mourir et ils ont peur, mais ils ne connaissent pas le jour de leur mort, alors que le condamné à mort sait tout : le jour, l'heure de la mort. L'espoir d'une révision de la peine apparaît nettement comme une illusion tout au long de la narration.

Si l'être humain a peur de la mort, il peut tout de même vivre sans trop y penser. Au contraire l'existence du condamné à mort est caractérisée presque exclusivement par cette idée, cette obsession qui devient angoissante.

- La haine pour la foule et la haine pour le condamné : Le condamné déteste la foule et il craint ce que la foule peut penser de lui. Pour le condamné ne doit pas craindre seulement la mort, mais aussi la foule qui attend avec fièvre et joie de voir mourir un condamné a mort. La foule aussi hait le condamné pour ce qu'il a fait, mais il y a dans la foule beaucoup de gens qui ne connaissent pas le condamné, mais qui pour être comme les autres, comme la société, détestent le condamné et veulent le voir tué.

- La religion : Pour le condamné il est très important de pouvoir "parler" avec Dieu avant de mourir. Le condamné, comme tous les autres hommes, possède une âme( cf. grande importance attribuée à la religion chrétienne dans toute l'oeuvre de V. Hugo). Il recherche un dialogue avec le prêtre pour pouvoir mieux affronter la mort, avec plus de courage. Mais le prêtre se montre très détaché. Quand il va mourir il embrasse le crucifix que le prêtre lui tend.

-Violence contre les prisonniers :1) Violence de la vie de la prison, surtout pour le condamné à mort qui est souvent isolé des autres prisonniers, même si on l'autorise à aller à la promenade avec les autres une fois par semaine et si on lui fournit de quoi écrire ses mémoires ; 2) Violence faite aux forçats qui doivent aller au bagne de Toulon : épisode du ferrage des forçats que le protagoniste peut observer d'une cellule, mais qui se termine par l'évanouissement du protagoniste : le spectateur de la scène devient la victime de la violence verbale des forçats qui ont noté sa présence.

- Injustice de la justice : violence faite au prisonnier et à sa famille : sa mère qui a 64 ans mourra, sa femme mourra ou deviendra folle et sa fille l'oubliera (vivra sans parents) ou aura honte de lui.

[color:1536=deepskyblue:1536]OBJECTIF : Celivre est défini par le protagoniste comme le "journal de mes souffrances heure par heure, minute par minute, supplice par supplice" ou comme une "espèce d'autopsie intellectuelle d'un condamné àmort" ou encore comme des "mémoires, dernières confidences d'un misérable" (chap. VI).

Par le biais de son protagoniste, qui devient en quelque sorte le porte-parole des idées de l'auteur, V. Hugo a voulu inviter les juges à ne pas condamner à mort à la légère et surtout il a voulu contribuer à la future abolition de la peine capitale : "Le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer pour l'abolition de la peine de mort. Ce qu'il(l'auteur) a eu dessein de faire ce n'est pas la défense spéciale de tel ou tel criminel choisi, c'est la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir. Ce livre est adressé à quiconque juge. plaider la cause d'un condamné quelconque, exécuté un jour quelconque pour un crime quelconque. Un jour... le lendemain de l'éxécution de d'Ulbach, il se mit à écrire ce livre.... il n'a plus senti sur son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale. Toutefois, se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux. Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élévé que celui-là : contribuer à l'abolition de la peine de mort." En s'adressant aux hommes de lois : "Pas de bourreau si le geôlier suffit.... Se venger est de l'individu, punir est de Dieu. La société doit corriger pour améliorer" . Contre la théorie de l'exemple : "Loin d'édifier le peuple, il (le spectacle des supplices) le démoralise, et ruine en lui toute sensibilité, toute vertu". Enfin il pense à l'âme du condamné (Préface de 1932, où Hugo cite l'oeuvre de Beccaria , Traité des Délits et des Peines ,1766, qui s'est lui-même inspiré de l'oeuvre de Montesquieu, De l'Esprit des Lois).


Dernière édition par le Jeu 22 Fév - 10:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mer 21 Fév - 14:58

Présantation :
Roman de Victor Hugo (1802-1885), Le Dernier jour d’un condamné fut
publié à Paris sans nom d’auteur en 1829. La 3e édition ajoute en ouverture une «espèce de préface en dialogue», que Hugo intitule «Une comédie à propos d’une tragédie»; une nouvelle édition publiée en 1832 assortit l’ensemble d’une longue Préface consacrée à la peine de mort, question torturante posée à la société et à l’Histoire.
«Drame intérieur», ce livre, dont l’auteur justifie l’appellation de «roman» dans une lettre à son éditeur, détaille au fil de 49 chapitres l’implacable marche à une mort annoncée pour prononcer une «plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir».
À la prison de Bicêtre, un condamné à mort note heure par heure les événements d’une journée dont il apprend qu’elle sera la dernière. Il rappelle les circonstances de la sentence, puis de son emprisonnement et la raison qui le fait écrire, jusqu’au moment où il lui sera physiquement impossible de continuer. Nous sommes ici au tout début du roman ; l’extrait se compose de l’ensemble du chapitre premier. Le protagoniste vient d’apprendre qu’il est condamné à mort, et la longue souffrance de l’attente dans la cellule va commencer. Le roman se concentre sur ses quelques instants entre la certitude de sa mort imminente et la mort effective ; ce moment d’angoisse pure. Il s’agira de voir comment Victor Hugo traite ce thème de la mort, et quelle résonance politique il en tire.
Nous verrons dans une première partie...
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Sam 26 Mai - 16:58

Résumé de " Le dernier jour d'un condamné "


Par Victor Hugo



Au 19ème siècle, à Paris, les exécutions des condamnés à mort se faisaient publiquement, place de Grève. La place était chaque fois noire de monde. Le peuple de Paris et des environs se déplaçait voir le condamné affronter la mort. Dans la foule se trouvaient de jeunes enfants, des hommes et des femmes de toutes classes sociales attendant l'arrivée de la charrette, des curieux qui lors des préparatifs questionnent le bourreau... Certaines personnes louaient leurs fenêtres qui donnaient sur la place, d'autres invitaient à manger leurs amis à cette occasion. Ces exécutions étaient donc très populaires, on peut même parler de phénomène de société.
Victor Hugo a été, dans son enfance, fortement marqué par la vision d'un homme qu'on mène à l'échafaud. Depuis, assister à une exécution lui est insoutenable. Un jour, alors qu'il se promenait dans Paris, il aperçu un bourreau qui préparait sa guillotine, il répétait. La première pensée qui lui traversa l'esprit fût pour le pauvre homme qui au moment même ou le bourreau graisse la rainure de la guillotine, se débat dans sa cellule et se tourmente. Le lendemain, il se mit à écrire « Le dernier jour d'un condamné », qu'il termina en trois semaines ! Par ce manifeste, Victor Hugo s'insurge contre la peine de mort, il démontre dans ce livre qu'il est un artiste engagé et militant.
Le dernier jour d'un condamné est le journal intime d'un condamné à mort, anonyme, qui nous fait partager les derniers jours de sa vie, ses pensées à l'approche du jour fatidique, ses dernières pensées au moment de monter sur l'échafaud... Il retrace sa condamnation, sa vie dans le milieu carcéral mais surtout, il évoque la mort, son état d'esprit face à cette mort programmée.
Le condamné est anonyme, on ne connaît ni son nom, âge ou crime. On sait qu'il est marié et père d'une fillette de 3 ans, Marie. On suppose qu'il est jeune, trop jeune pour mourir. Les feuillets de son journal racontant sa vie ont été perdus, on ne sait donc rien de lui.
Le détenu nous fait part de son désespoir, de son désarroi face à la mort. Il implore qu'on lui laisse la vie sauve, il refuse de mourir. Il préfère souffrir, même être forçat, que de passer sous le couteau de la guillotine qui est pour lui effrayant tant par la machine elle-même que par son nom, car elle représente sa propre mort. Puis, il finit par se résigner, il commence à accepter sa mort, à l'affronter. La peur de la guillotine a disparu mais, il se questionne sur son destin dans l'au-delà et l'imagine de diverses façons. Il parle d'un retour place de Grève, sous forme de spectre, pense au paradis comme étant un endroit de lumière, à l'enfer... Il imagine que, après sa mort, son esprit errera dans un de ces endroits pour l'éternité.
Le roman est écrit à la première personne, l'auteur a recours à la focalisation interne, procédé littéraire qui permet de se mettre plus facilement dans la peau du personnage. Cette méthode fait passer plus aisément les émotions et les pensées les plus profondes du condamné et les transmet directement au lecteur.
Victor Hugo ne mentionne pas le crime commit par le condamné afin de faire passer le message suivant au lecteur : qui que ce soit, quoi qu'il ait fait, il ne mérite pas de mourir ainsi, c'est un être humain à part entière. Le forçat, quant à lui, reste dans l'anonymat afin qu'on le reconnaisse comme un parmi tant d'autre, qu'on ne parle pas d'un condamné en particulier mais de tous
On se plonge vraiment dans ce livre, on se met aisément dans la peau du personnage, partageons ses pensées, ses angoisses et vivons avec lui sa sentence. En plus d'être captivant, il est écrit de façon simple et claire. Il est donc très accessible et vous l'aurez dévoré en un rien de temps car une fois commencé on ne veut plus s'arrêter !
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Sam 26 Mai - 17:06

Dernier jour d'un condamné
troisième extrait
Victor Hugo
Plan :
1. Quel est le genre du texte ?
2. Oppositions.
3. Pourquoi ?

C'est le début de l'ouvrage de Victor Hugo publié en 1829.
vocabulaire:
-arabesque: motifs non figuratifs, décoratifs.
-chapes: manteau, vêtement de cérémonie d'évêque.

1. Quel est le genre du texte ?
Peut-être un journal car:
-le temps est le présent.
- "Voilà 5 semaines..."
-indication de lieu.
-l' emploi de "je" avec abondance.
Cependant Hugo n'a jamais été condamné à mort. C'est un roman qui est écrit à la première personne, il est aussi très organisé: oppositions et répétitions.


2. Les oppositions.
-> entre: "autrefois" et "maintenant".
-> métaphores filées de la couture.
-> entre le passé et le présent.

- passé: phrases longues, développées, celle des "jeunes filles" est une énumération non structurée , beaucoup de pluriels , liberté ; "arabesque", "étoffes", "j' étais libre",...

- présent: , les phrases sont brèves, la fin du dernier paragraphe est composé de phrases structurées , gradation de l' énumération, rythme ternaire , surtout du singulier, prison ; "captif", "mon corps est aux fers dans un cachot" , "mon esprit est en prison dans une idée" (métonymie), "courbé sous son poids", ...

Les oppositions sont radicales. Pourquoi Victor Hugo a-t-il multiplié ces oppositions ?

3. Pourquoi ?
Il a multiplié ces oppositions pour renforcer le caractère pathétique, la solitude, il est victime de l'obsession (en forme de gradation et métonymie) les exclamations. Le texte commence par "condamné à mort" et se termine par la même phrase, ce qui a pour effet d'encadrer le texte.


Conclusion:

Hugo a voulu faire un roman réaliste. Il rend le condamné à mort sympathique (si il avait voulu le rendre antipathique, il aurait expliqué pourquoi il fut condamné à mort ).
Hugo est contre la peine de mort, ce roman est un plaidoyer contre la peine de mort. C'est un roman engagé.
plaidoyer : exposé oral ou écrit en faveur d’un système ou d’une idée
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Ven 1 Juin - 10:41

Enfin voilla la risummer de roman Dernier jour d'un condamné chapitre par chapitre

http://www.ushareit.com/view.php/687b936521cb809c2cb3ea6c02711c2a.html
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   Mar 5 Juin - 10:41

je veut la Fiche de lecture le dernier jour d'un condamné
merci d avance
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MessageSujet: Re: -_-_Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo-_-_   

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